Hommage à Oliver Sacks


Nous avons tous été incités à lire le livre au titre insolite d’Oliver Sacks, « L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau », comme lecture préparatoire à la première année. Pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, c’est le moment !GD - Article n°2 - Photo 2

Décédé le 30 août dernier, j’ai voulu écrire un petit mot sur ce grand neurologue et écrivain qui, à travers la retranscription de ces expériences, nous apporte beaucoup sur la connaissance de l’être humain.

Il est souvent aisé de trouver une note de psychologie dans ses ouvrages. Plus jeune, il aurait hésité entre la neurologie et la psychiatrie, pour finalement embrasser les mystères du cerveau humain. Suivi par un psychanalyste pendant 46 ans, il n’est pas étonnant qu’une forme d’analyse psychologique transpire des cas qu’il retranscrit dans ses livres.

Il était lui-même atteint d’un trouble perceptif qui lui posait problème dans la reconnaissance des lieux et des visages. Plus tardivement, une tumeur à l’oeil lui causait des hallucinations. Oliver Sacks ne vivait pas la pathologie seulement à travers ses patients. Son dernier livre parle également de sa propre expérience. Peut-être était-il éminent dans son domaine justement parce qu’il était à même d’épouser le rôle du médecin autant que celui du patient.GD - Article n°2 - Photo 1

C’est à 82 ans, et après une carrière riche que cet intrigant personnage nous quitte. Pour faire vivre sa mémoire, n’hésitez pas à lire ses ouvrages. Dans « Un anthropologue sur Mars », il raconte l’histoire de sept personnes, dont un chirurgien atteint du Syndrome de Tourette, ou encore une autiste qui préfère se spécialiser dans le domaine des animaux.

Si ce sont les sens qui vous intéressent, des livres tels que « L’oeil de l’esprit » ou « Des yeux pour entendre » vous plairont.

Des aspects psychopathologiques sont également traités dans « L’odeur du si bémol » et « L’Eveil » (hallucinations, délires, etc.). Le film éponyme de 1990 est d’ailleurs une adaptation cinématographique de L’Eveil.

Vous pouvez aussi jeter un oeil à son article autobiographique (en anglais), publié par le New-York Times quelques jours avant sa mort.

(http://www.nytimes.com/2015/08/16/opinion/sunday/oliver-sacks-sabbath.html?_r=1)

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