La Programmation Neurolinguistique

Vous êtes habitué à devenir rouge comme une tomate en prenant la parole devant un groupe ? Vous avez déjà perdu vos moyens dans une situation où vous maîtrisiez pourtant le sujet dont il était question ? Vous vous demandez comment certains peuvent avoir autant de charisme et réussir dans leur domaine ? Alors cet article est pour vous !

La PNL, qu’est-ce que cette grosse bête ? A défaut de découvrir cette approche en atelier pratique avec l’EPP Pro (ce n’est que partie remise), je vais vous proposer un article théorique sur ce sujet comme mise en bouche !

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La PNL ou Programmation Neurolinguistique a vu le jour dans les années 1970 où les américains John Grinder et Richard Blander sont partis de leur observation de personnes qualifiées de « modèles d’excellence » pour mettre en évidence les comportements favorisant leur réussite. Pourquoi faire ? Leur but était de créer des outils permettant à d’autres personnes d’accéder à ces types de comportements.

La programmation neurolinguistique passe par une phase importante de modélisation où après une observation complète de la compétence recherchée chez un « expert », celle-ci est décrite. La compétence est décomposée sur le plan comportemental, sensoriel, réflexif, et même sur les croyances associées à celle-ci. Tout cela va permettre de voir la différence entre un comportement « habituel » et un comportement couronné de succès.
Le but de la PNL est d’aider un sujet à atteindre ses objectifs en lui permettant le développement de ses compétences et de ses possibilités.

nuage de mots bulles : coaching

La programmation neurolinguistique a beaucoup de champs d’applications, elle peut notamment être utilisée en thérapie (PNLt).
Les thérapies dans lesquelles la programmation neurolinguistique est utilisée s’inscrivent souvent dans la lignée des thérapies brèves.

La PNLt se déroule en quatre étapes :
1) Création d’une alliance thérapeutique : il est important que le patient fasse confiance à son thérapeute pour pouvoir lui exposer en détail la ou les situations problématiques et ses ressentis, ses croyances concernant ces situations.
2) Investigation de la demande : une fois l’alliance thérapeutique suffisamment solide, le thérapeute peut amener le patient à lui faire part de son problème. Cette étape permet aussi thérapeute d’aller creuser les objectifs du patient, et ce vers quoi il souhaite tendre. Il est du devoir du thérapeute de voir ce qui se joue chez son patient de manière globale.
3) Mobilisation des ressources : il existe plusieurs manières d’aider le patient à mobiliser ses ressources :
D’une part, le thérapeute peut essayer de travailler sur les vécus du patient.
D’autre part, le thérapeute peut utiliser différentes techniques, je vais vous décrire ici l’une d’entre elle : le recadrage en six points. Cette technique s’appuie sur le postulat que tout comportement a une intention positive. V. Satir décrit trois parties de nous : une qui est à l’origine du comportement, une qui est créatrice et une qui peut s’opposer au changement. Ce sont ces parties que nous allons utiliser ici.

  • 1ère étape : identification du comportement à modifier chez vous.
  • 2ème étape : création d’un contact avec la partie responsable de ce comportement (est-ce possible ? Si oui une sous étape permet d’échanger avec cette partie à l’aide d’un code oui/non)
  • 3ème étape : identification de l’intention positive de cette partie de vous (elle peut refuser de l’amener à votre conscience, dans ce cas il faut l’accepter). Il faut ensuite lui demander si elle veut bien essayer une stratégie différente pour la remplacer.
  • 4ème étape : recherche d’autres comportements ayant la même intuition. Pour cela, il faut faire appel à notre partie créatrice pour trouver des comportements différents et à la partie responsable de ce comportement pour en sélectionner 3 (toujours à l’aide du code oui/non).
  • 5ème étape : négociation avec la partie responsable du changement. Vérifier que cette partie de vous accepte bien les solutions proposées à l’étape 4, sinon la recommencer. Si les comportements de substitution sont acceptés, passez à l’étape 6.
  • 6ème étape : vérification de l’acceptation des nouveaux comportements par toutes les autres parties de vous, si vous ne faites pas ça vous serez peut-être amenés à devoir les recadrer de nouveau plus tard. Si une partie n’est pas d’accord, recommencez à l’étape 4. Si c’est bon, vous avez recadré un comportement !

Vous trouverez ici une petite vignette clinique d’un recadrage en 6 étapes, cela permet de mieux comprendre comment cela se passe concrètement :
http://www.temperance.fr/pnl-hypnose-psychotherapie/Le-Recadrage-en-6-Etapes.html#.VlIrYPkvfIU

4) Évaluation continue: le thérapeute va ensuite s’assurer que les méthodes utilisées fonctionnent et faire un point régulier avec son patient pour ajuster les ressources mobilisées si besoin.

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Vous êtes sceptique ? Vous n’êtes pas les seuls, la PNL est très largement critiquée, notamment dans ce qu’elle présente de « magique »!  On dit régulièrement de la PNLt qu’elle manque de « validation thérapeutique » … C’est un point de vu …

Et vous, qu’en pensez-vous ?

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