Au menu ce soir: (encore) des pâtes…

Qu’en est-il de la précarité chez les étudiants ? Une brève revue de presse nous donne la couleur du problème, pas franchement dans les tons roses :

En 2012, selon Le Figaro « un jeune sur quatre est pauvre »

En 2015, selon la même source, « Plus d’un étudiant sur trois a le spleen1 »

L’Observatoire de la Vie Étudiante a publié en 2000 un rapport sur la précarité chez les étudiants. Il est frappant de voir qu’il y a seize ans déjà, le travail en parallèle des études constituait déjà une activité pour 37,2 % des étudiants. En 2014, letudiant.fr indique que 73% des étudiants travaillent pour financer leurs études.

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Que retenir de la précarité chez les étudiants ?

Dans les faits, la précarité représente un moment « d’instabilité, de fragilité, d’insécurité dont la durée est incertaine »2, ce qui signifie que ce moment touche plusieurs domaines de la vie, met en péril la santé physique et psychique de l’étudiant touché et l’expose à divers risques.

Au niveau des représentations, cette situation est mal vécue : comment oser affirmer à ses camarades et à sa famille être « en rade », « dans la dèche de thunes » et au-delà, ne plus être en mesure de payer son loyer ou ses frais de scolarité ?

Faire des études coûte de plus en plus cher : en 2011, le quotidien Libération tire la sonnette d’alarme : « Comme chaque année, l’Unef, le premier syndicat étudiant, a épluché les dépenses obligatoires des étudiants inscrits à l’université et dans les établissements publics (IUT/BTS). Bilan : la situation se dégrade, cette année encore. »

Il existe un indicateur de précarité des centres d’examens de santé, matérialisé par le score EPICES et composé de 11 questions. Les résultats de cet auto-questionnaire montrent qu’« outre les dépenses courantes, 20% des étudiants ont renoncé à se soigner ».

Des solutions tentent à se mettre en place dans des endroits tels que « La Fringale » à Clermont Ferrand, antenne du Secours Populaire spécialisée pour les besoins étudiants. Des épiceries solidaires telles que « La Fourmi » dans le 1er arrondissement lyonnais se créent et la solidarité s’organise pour subvenir aux besoins élémentaires des jeunes.

Gardons en tête que la précarité ne se réduit pas à la pauvreté et que la santé mentale des étudiants est très clairement impactée. A Lyon, l’association Apsytude se dote de valeurs clés pour venir en aide aux étudiants : l’adaptabilité et la justice équitaire, dans le but de prévenir le mal-être mais aussi de prendre en charge la souffrance des étudiants.

Cette issue de santé publique n’est pas nouvelle, nous en prenons toutefois conscience de façon tardive. La situation est inquiétante, même si les initiatives d’aide sont nombreuses.

Voici quelques bons plans à Lyon:

Epicerie solidaire et sociale 104 route de Vienne 69008 Lyon
Au Panier des Gones 11 rue Saint Georges 69005 Lyon
La Fourmi : Grenier Alimentaire / Epicerie de Déstockage 8 rue Terme 69001 Lyon
Le Panier de l’entraide : hygiène et alimentation 334 rue André Philip 69007 Lyon

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1 : expression utilisée par Charles Baudelaire dans son ouvrage Les Fleurs du Mal pour désigner un état de mal être profond, faisant référence à ce que l’on appellerait désormais déprime ou état dépressif

2 : FAUCITANO A., 2013 Lauréate du concours de l’Université Numérique des Sciences Pharmaceutiques Francophone (U.N.S.P.F.)

 

 

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