Vous a-t-on déjà parlé de la place de l’enfant au sein des violences conjugales ?

Quand commence la violence la place de l’enfance dans les violences conjugales.

La plupart du temps les violences conjugales commencent lors de la vie foetale de l’enfant, pendant la grossesse. Le foetus est, comme sa mère dans une situation de danger importante, il est exposé à un stress physiologique, des retentissements cardio-vasculaires et neurologique. Il y a en moyenne deux fois plus de fausse-couches car les violences peuvent détacher le bébé in-utéro du placenta, ce qui peut également déclencher la naissance prématurément.

A la naissance, l’enfant peut se trouver directement (bébé secoué, étouffement, etc) ou indirectement victime des violences de son père qu’il reconnaît tout de suite comme un être violent. Le lien mère-enfant est en danger car le nouveau-né est très sensible au type d’environnement qui l’entoure et développera d’emblée des troubles psychotraumatiques tels que des pleurs, des troubles du sommeil et de l’alimentation, un retard de développement psycho-moteur et de croissance.

L’enfant évolue dans un climat d’insécurité et sera animé sans cesse d’une grande détresse face à la menace d’être abandonné, de voir mourir l’un de ses parents, ou d’être abandonné.
Il est important que l’enfant aille à l’école pour y trouver un cadre où il pourra développer ses compétences et s’éloigner de la violence de son milieu familial.

A qui la faute ?

Quand on voit tous ces chiffres effrayants on aimerait trouver une solution, savoir “à qui la faute ?” “pourquoi tant de violence en un seul homme ?”
On peut accuser la société, de plus en plus inégalitaire qui permet à l’homme d’instrumentaliser sa femme en faisant preuve de violence pour son confort personnel.
On voit aussi une banalisation affligeante de la part de la société reposant sur des stéréotypes concernant les hommes et leur rapport à la femme et donc aux enfants quand il y en a. L’amour passionnel est confondu avec l’emprise et la possession, le contrôle de l’autre, la violence lors des rapports sexuels, la disponibilité quasi permanente de l’autre.

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Les effets de la violence sur l’enfant

Les enfants témoins et victimes de violences conjugales ont d’importants traumatismes. Ces violences font de l’environnement de l’enfant un environnement d’insécurité.
Il est malheureux de constater que près de 60 ℅ de ces enfants, s’ils ne sont pas bien pris en charge et protégés de ce climat de terreur développeront des conséquences psychotraumatiques graves et durables affectant leur santé psychique, physique, mentale, psycho-motrice.

Ces violences vécues directement ou indirectement dans l’enfance pourront également mettre leur sociabilisation et leur scolarité en danger. Aussi leur vie affective pourra représenter une peur, peur d’être à nouveau victime de conduites agressives. 40% à 60% des hommes violents avec leurs partenaires ont été témoins de violences conjugales pendant leur enfance.

Ces enfants violentés montreront des problèmes de santé divers comme des troubles du sommeil et de l’alimentation, des maux de tête ou de ventre, des retards de croissance, allergies ou encore des troubles ORL et dermatologiques.

Ils peuvent aussi présenter des troubles dits de l’adaptation comme des phobies scolaires, angoisses de séparation, hyperactivité, irritabilité, difficultés d’apprentissage ou encore des troubles de la compréhension.

La plupart du temps ces enfants ayant vécus dans un foyer où régnait une certaine violence auront des troubles du comportements. Il est dur de constater que 50% des jeunes délinquants sont issus d’un milieu familial violent.

A l’adolescence, ce trouble psychotraumatique augmenter le risque d’accident mortel tel que le suicide.

L’enfant, être naïf et dépendant affectivement de ses parents, face à ces violences sans nom cherchent à élaborer des stratégies de survie et de défense.

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Les effets de la violence conjugale sur la parentalité

La violence conjugale présente un rapport asymétrique où l’un des conjoints développe des comportements de domination et de contrôle sur l’autre, sa victime. Dans l’enquête nationale des violences faites aux femmes en France (ENVEFF), la violence conjugale est définie comme un “rapport de domination qui s’exerce par les brutalités physiques ou mentales” dans le but “d’imposer sa volonté à l’autre, de le dominer jusqu’à sa capitulation et sa soumission”.
On dit que la violence conjugale présente un caractère cyclique en 4 phases.
La première phase est le climat de tension avec de la tension d’un côté et de la peur de l’autre, puis une phase de crise avec agression du conjoint d’un côté et colère et tristesse de l’autre, vient ensuite la phase de justification avec une invalidation du conjoint d’un côté et une responsabilisation de la conjointe de l’autre et pour finir la phase dite de lune de miel avec la rémission du conjoint d’un côté et l’espoir de la conjointe de l’autre.

Dans le cas d’une demande de divorce, les violences peuvent se faire de plus en plus dangereuses, les professionnels doivent faire preuve d’un vigilance accrue.

Que dit la loi ?

La loi n°2010-769 du 9 juillet 2010 prend en compte les violences faites indirectement ou non aux enfants. Elle assure la protection des victimes de violences qui peut être délivrée par le juge aux affaires familiales, en urgence.
Il est essentiel de les protéger, de leur assurer une sécurité et de leur délivrer des soins spécialisés. Il est important aussi de leur donner une meilleure image du monde adulte qu’ils ne perçoivent que d’une façon obscure et dure. La règle du plus fort est à abolir de leur esprit d’enfant.

Les solutions …

Il est primordiale d’accompagner la victime, de lui donner de l’aide et du soutien, de le valoriser et de lui montrer qu’il a de la résistance, des capacités pour surmonter cela. La loi et les droits de l’enfant sont aussi à consulter afin de pouvoir le mettre en sécurité, l’éloigner des violences. Il faut dénoncer.

 

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